Tu ne tricheras point…

Comme je l’ai évoqué dans l’article précédent certaines zones d’ombre de mes activités professionnelles s’éclairciront en lisant régulièrement mon blog. Je suis de ceux qui pensent que pour mieux appréhender l’avenir il faut tirer les leçons de ses actions passées. Autrement dit pour mieux comprendre certains de mes propos, il faut savoir que mon parcours est jonché de péripéties et d’erreurs en tout genre : de casting, d’appréciations, de jeunesse… on pourra les qualifier comme on veut, toujours est il qu’elles m’ont servies à établir une sorte de ligne de conduite. La première étant : tu ne tricheras point…

Je risque d’en decevoir plus d’un(e) avec cet article, mais bon, il paraît que faute avouée est à moitié pardonnée.

Pour ceux qui ne me connaissent pas ou qui me découvrent à travers ce blog je vous fais une brève mise à jour :
ma réputation s’est faite autour de mes capacités à créer du Buzz sur le net dans un laps de temps relativement limité.
Vous avez sûrement dû noter que je parle fréquemment du milieu Hip Hop et de mon désir de désserer les liens qui nous lient.

La Fouine, vous connaissez sans doute ? Son DJ : DJ Battle c’est moins sûr?
Sachez en tout cas qu’il y à deux ans au cours d’une emission intitulée L’année du Hip Hop en direct de l’Olympia et retransmise sur Virgin 17, ce jeune homme a remporté le trophée du meilleur DJ de l’année au nez et à la barbe d’artistes comme DJ Kheops (DJ du groupe IAM), ou DJ First Mike (DJ du rappeur Sefyu et de la radio génération 88.2) pour ne citer qu’eux.
Beaucoup étaient surpris ce jour là, on se demandait comment un jeune DJ originaire d’Orléans (très belle ville certes, mais pas vraiment connue pour avoir marqué l’histoire du hip hop français) pouvait supplanter de manière aussi spectaculaire des concurrents tels que ceux qui se dressaient face à lui.

Comment s’est il donc débrouillé? He bien on pourrait appeler ça : l’effet Fiducia… (C’était un effet assez répandu à l’époque, mais on aura sûrement l’occasion d’en reparler plus tard).
A l’époque j’étais son manager. Il s’agissait d’une période où il n’y avait encore « personne » sur Facebook, pas de groupes ou de pages fan pour créer un buzz. Les outils se résumaient aux Skyblog et Myspace. J’ai du créer un robot qui envoyait des commentaires sur des centaines de milliers de blog.
Ca donnait quelque chose comme ça : « Salut c’est Dj Battle, j’ai kiffé ton blog, continue comme ça! »
Et la semaine d’apres, un autre commentaire qui donnait ça : « Hi c’est encore Dj Battle, je participe à l’élection du meilleur dj de l’année tu veux bien voter pour moi (avec le lien pour voter…) PS: toujours aussi cool ton blog »
Alors certains diront que c’est une manière astucieuse de faire de la promo, d’autre appelleront tout simplement ça de la triche…

Mais comme je l’ai dit c’est grâce à ce genre de faute que j’ai évolué et c’est ce genre d’expérience qui m’a confronté à la notion d’éthique dans mon travail. Si aujourd’hui, j’appelle ça de la triche, c’est parce que j’aurais pu faire gagner ma petite soeur si elle avait participé, ce genre de démarche ne révèle en rien les qualités intrinsèques de l’artiste.
Même si je ne suis pas et ne serais jamais un Saint ; car (comme vous pouvez vous en doutez) il s’agit juste d’un petit échantillon de mon passé trouble; je tourne progressivement la page avec un passé peu glorieux pour mettre dorenavant mes talents au service de projets d’une toute autre envergure.

A bon entendeur…

Cédric Fiducia

Je vous laisse apprécier la réponse de Dj Battle sur son Facebook suite à cet article…

Pour ceux qui ne consulte pas mon blog régulièrement, il fait référence à l’article Sans (re)père