Fiducia Story: Episode 4

Créer un réseau et s’appuyer sur des équipes productives

La clé de ma Réussite sur le web a été d’industrialiser une méthode de communication artisanale. Au début, je passais des nuits blanches à préparer mes mailings. Tout le parcours que je vous ai résumé dans les 3 épisodes précédents n’a pas été de tout repos.
Lorsque j’ai commencé à manager l’artiste dont je vous parlais dans l’épisode 3, j’allais moi-même chez les distributeurs et les détaillants, déposer les cd. Je repassais 3 fois dans la semaine pour saouler les chefs de rayons des Fnac et des Virgin, en leur demandant comment s’était écoulé le cd et en leur demandant également une meilleure mise en avant…
Je sympathisais avec certains, je voulais qu’ils s’habituent à me voir qu’ils soutiennent mon produit… et au final, ce travail fastidieux a fini par porter ses fruits.
Il n’y avait pas un disquaire en île de France qui n’avait pas eu affaire a moi à l’époque (et j’exagère à peine).
Lorsque qu’une mère de famille demandait des conseils pour le cadeau d’anniversaire de son fils à un des vendeurs que je côtoyais, il lui proposait spontanément mon cd : Tenez Madame, j’ai une nouveauté pour vous, vous n’allez pas être déçue ! Quand je repassais faire mon tour des points de ventes et que je discutais avec eux, certains me disaient : Ha tu vas être content, je t’ai fait 3 ventes cette semaine…
C’est quelque chose d’assez marquant, je venais de me rendre compte que le relationnel que j’avais su tisser avec ces personnes les avaient, d’une certaine manière, transformés en commerciaux (toute proportion gardée, bien sur).
Ils aidaient mes produits à se vendre sans autre contrepartie que ma reconnaissance.
Cette expérience m’a beaucoup servi par la suite. Je réalisais que c’était la base même de toute mon activité, pour être efficace et pour croître : il faut un bon réseau…
Mais surtout à partir du moment où les affaires ont commencé à rapporter un peu d’argent, j’allais offrir bien plus que de la reconnaissance à mes partenaires.

Comme je l’avais évoqué tout à l’heure, j’ai officiellement fais mes premiers pas dans la promotion musicale au moment de ma collaboration avec Nouvelle Donne music.
C’est à Montreuil, dans un petit périmètre d’à peine 200m2 autour de leurs locaux que j’ai fais l’essentiel des rencontres qui m’ont mené là où j’en suis aujourd’hui. En sortant des bureaux de chez Nouvelle Donne, j’ai croisé un autre artiste qui était sur le point de signer en maison de disque. Après lui avoir présenté mon activité, on a rapidement convenu de travailler ensemble à l’occasion de la sortie de son futur album.
Son projet était quasi intégralement produit par son label , quant au marketing et à la distribution, c’était la maison de disque EMI qui en avait la charge. C’est ce que l’on appelle dans le jargon musical un contrat de licence.

Dans l’épisode précédent, j’ai évoqué le fait que les majors se sont rapidement intéressés à mes services, mais il faut que j’apporte une précision sur la manière dont je suis entré en contact avec ces maisons de disques.
A cette époque, mes seuls interlocuteurs étaient donc les artistes et les responsables des différents labels indépendants pour lesquels je travaillais, je n’avais quasi aucun contact avec les maisons de disques bien qu’elles aient toutes entendu parler de moi.
Plutôt que de frapper à la porte de ces majors déjà fortement sollicités pour tout et n’importe quoi et risquer de déprécier mon pouvoir de négociation en apparaissant en tant que demandeur plutôt qu’en tant que prix , j’ai convenu d’une commission de 20% à mes rapporteurs d’affaires pour la vente de mes services auprès des maisons de disques.
Je laissais les managers m’imposer dans leur deal, incluant un poste buzz à 5000 euros qui me revenait et sur lesquels ils prélevaient 20% de commissions.
Tout le monde était content, les managers arrondissaient leur fin de mois, la visibilité des artistes grimpait de manière significative sur la toile, les maisons de disques augmentaient leurs rotations radio (donc leurs revenus) grâce à mon travail, et moi ; à 17 ans, j’avais arrêté l’école, fondé ma société, et je gagnais mieux ma vie que le proviseur de mon lycée (et que pas mal de cadres supérieurs).

J’avais créé un réseau bien huilé de commerciaux très efficaces, voir trop. Ce n’était pas la demande qui manquait… désormais il fallait que l’offre suive. Je me suis donc mis à recruter des stagiaires, que j’ai initié à mes méthodes afin de me délester d’une partie du travail et de me concentrer sur l’amélioration de mes outils.
C’est durant cette période que j’ai créé des robots capables d’envoyer des centaines de milliers de commentaires sur les skyblog.
J’avais transformé ma petite activité de mailing, en une petite industrie qui avait un impact sur tout un pan de la musique française (tout acteurs confondus.)

A suivre…

3 Comments

  1. rony robben wrote
    at 20 h 16 min - 23rd mars 2012 Permalink

    tout ça a 17 ans !!! Franchement bravo

  2. cecilia wrote
    at 17 h 25 min - 25th mars 2012 Permalink

    bravo pour ton ambitieux parcours!

  3. TIBO S. wrote
    at 21 h 59 min - 25th mars 2012 Permalink

    Félicitation pour ton parcours

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